Nous suivre Info chimie

Ophtalmologie:Une protéine d'algue pour traiter la cécité

Sujets relatifs :

,
En introduisant une protéine extraite d'une algue dans l'œil d'une souris aveugle, des chercheurs l'ont rendu de nouveau sensible à la lumière. La channelrhodopsin-2 (ChR2), la protéine aux vertus thérapeutiques, est sensible à la lumière. Ce canal ionique intervient dans la photosynthèse. Des chercheurs de l'institut de recherche biomédicale Friedrich Miescher (Bâle, Suisse) ont réalisé une expérience sur une souris totalement dépourvue de photorécepteurs fonctionnels. Ces récepteurs sont censés relayer une information lumineuse aux cellules bipolaires, qui, elles, transmettent les stimuli aux cerveaux. Les chercheurs ont utilisé un vecteur viral inoffensif pour transporter le gène codant pour la protéine d'intérêt vers les cellules bipolaires. Avec un rendement de 7 % de cellules transformées, l'expérience a tout de même conduit à la détection d'une activité cérébrale. Alors que les souris témoins ne répondent pas du tout aux stimuli lumineux, les souris traitées réagissent. Il est évidemment très difficile d'apprécier le degré de recouvrement de cette sensibilité visuelle chez la souris. L'équipe a tenté des tests de vision en proposant aux souris de réagir à des rayons lumineux dynamiques, dans l'espoir de les voir suivre ces rayons. À ce petit jeu, les souris traitées ont mieux réagi. Avec plus de 60 types cellulaires dans l'œil, cibler les bonnes cellules photosensibles avec la thérapie génique est sans doute la limite technique la plus importante. Ce n'est pas la première fois que la channelrhodopsin-2 fait parler d'elle. La protéine d'algue est couramment utilisée par les neuroscientifiques comme outil de recherche pour illuminer certains neurones d'intérêt. Il y a un an, des chercheurs de l'université californienne de Stanford, en collaboration avec une équipe allemande (Max Plant Institute, entre autres) ont trouvé les moyens de contrôler le comportement d'un animal grâce à un jeu de stimulations lumineuses. La technique expérimentale permettait de cartographier les circuits neuronaux de façon dynamique afin d'identifier les dysfonctionnements. Pour cela, ces chercheurs ont modifié génétiquement des cellules en insérant des gènes sensibles à la lumière. Tout d'abord, ils ont inséré le gène ChR2 qui rend les neurones plus actifs lorsqu'ils sont exposés à une lumière bleue. Puis, ils ont introduit dans les neurones un autre gène, le NpHR dérivé d'une archaebacterie qui inactive les neurones, une fois exposés à une lumière jaune. En combinant les deux gènes, ils ont rendu les neurones manipulables par la lumière (CPH N° 379). N.T.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Metron contribue à « l'intelligence énergétique » des industriels

Metron contribue à « l'intelligence énergétique » des industriels

L'entreprise technologique Metron a développé une solution d'intelligence artificielle au service de la performance énergétique. Elle permet à l'industriel de s'inscrire dans l'usine 4.0[…]

25/02/2019 | Génie des procédésZoom
Les coraux digèrent mal l'octocrylène

Les coraux digèrent mal l'octocrylène

Axelera en route pour la phase IV

Axelera en route pour la phase IV

Les micro-organismes d'Agrauxine améliorent la santé des plantes

Les micro-organismes d'Agrauxine améliorent la santé des plantes

Plus d'articles