Nous suivre Info chimie

Orientations de l'Anses pour une surveillance dans l'air ambiant

J.C.

Sujets relatifs :

, ,

Mandaté par différents ministères pour proposer les modalités de mise en oeuvre d'une surveillance nationale des pesticides dans l'air ambiant, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a publié, le 19 octobre, ses premières recommandations. En premier lieu, l'agence estime qu'il faut définir un protocole harmonisé de mesures qui soit applicable au territoire métropolitain et aux départements et régions d'outre-mer. La surveillance devra prendre en compte les 90 substances prioritaires, déjà identifiées en amont, en fonction de leur potentiel de présence dans l'air et de leur potentiel de danger. L'Anses les classe dans son rapport en deux parties : hautement prioritaires et prioritaires. Est préconisé le lancement d'une campagne exploratoire, dont le protocole devra être défini par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l'air, et à l'issue de laquelle devra être fait un retour d'expérience. Lequel permettra de définir la stratégie de surveillance nationale à mettre en oeuvre. Enfin, l'Anses recommande « des campagnes particulières permettant notamment d'évaluer l'exposition des populations vivant à proximité des sources d'émissions de pesticides : riverains des zones agricoles, gares et aéroports, zones industrielles, silos, proximité de zones où la lutte anti-vectorielle est mise en oeuvre, etc. ».

Pour ces recommandations, l'Anses s'est appuyée sur les données des concentrations en pesticides dans l'air, recueillies depuis plus de dix ans par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (Aasqa). Parmi les 90 substances prioritaires identifiées, certaines ne sont plus utilisées mais peuvent être encore présentes dans l'environnement à cause de leur biopersistance. « Malgré la grande richesse de ces données, l'exposition aux pesticides présents dans l'air ambiant des populations agricoles, riverains de zones agricoles ou de la population générale, reste difficile à estimer. En effet, en l'absence de réglementation spécifique, la connaissance des niveaux de contamination en pesticides dans l'air ambiant demeure partielle et hétérogène », souligne l'Anses. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prepa) pour la période 2017-2021. Lequel doit évaluer et réduire la présence de produits phytopharmaceutiques dans l'air.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Total et Sanofi parmi les 25 entreprises les plus attractives de France

Total et Sanofi parmi les 25 entreprises les plus attractives de France

Pour la quatrième année consécutive, le réseau social professionnel LinkedIn a publié son classement des 25 entreprises françaises les plus attractives. Total et Sanofi y figurent respectivement à[…]

08/04/2019 | ConjoncturePanorama
L’Echa et le Cefic cherchent des solutions face aux non conformités des dossiers Reach

L’Echa et le Cefic cherchent des solutions face aux non conformités des dossiers Reach

Henkel déploie un programme de digitalisation à destination de ses 53000 employés

Henkel déploie un programme de digitalisation à destination de ses 53000 employés

L'Echa maintient son guichet ouvert

L'Echa maintient son guichet ouvert

Plus d'articles