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Performance record pour Air Liquide

Julien Cottineau

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Performance record pour Air Liquide

l’unité Cryocap H2 sur le site de Port-Jérôme (76)

© PIERRE-EMMANUEL RASTOIN

Le géant mondial des gaz industriels a enregistré un chiffre d'affaires record de 20,35 milliards d'euros en 2017, et a passé également la barre des 2 Mrds E de bénéfice net. Air Liquide a profité pleinement de l'intégration d'Airgas et de la reprise des marchés industriels.

Benoît Potier s'est félicité de records « historiques ». Le p-dg d'Air Liquide a présenté un chiffre d'affaires ayant passé pour la première fois la barre des 20 milliards d'euros, à 20,35 Mrds € en 2017, soit une croissance de 12,2 % en un an, ainsi qu'un bénéfice net ayant franchi les 2 Mrds €. Le géant français et mondial des gaz industriels a profité pleinement de l'intégration de l'Américain Airgas (CPH n°762). L'acquisition a permis jusqu'à présent de dégager des synergies d'un total de 215 M$ (172 M€ environ) à fin 2017, en particulier sur les coûts. Avec les synergies attendues désormais essentiellement sur les revenus, Air Liquide table sur un total de plus de 300 M$ d'ici à fin 2019.

Sur le plan géographique, l'apport du très américain Airgas a été évidemment pleinement ressenti aux Amériques, devenue la première zone de ventes du groupe. La principale division, Gaz et Services (G&S, 19,64 Mrds € de ventes, en hausse de 13,3 %), a généré des revenus de 8,15 Mrds € aux Amériques, l'an dernier, en croissance de 30,8 % sur un an. La zone Europe progresse de 2,8 %, à 6,78 Mrds €, la zone Asie-Pacifique de 3,7 %, à 4,08 Mrds €, notamment grâce à une croissance de 15 % en Chine, et la zone Moyen-Orient-Afrique de 11 %, à 635 M€.

Reprise des marchés industriels

L'intégration d'Airgas dope aussi, au sein de la division G&S, les ventes de l'activité Industriel Marchand. Laquelle est le premier pôle de revenus : 9,26 Mrds €, en hausse de 22,4 % par rapport à 2016. Coeur de métier d'Airgas, l'Industriel marchand a bénéficié à la fois de la reprise des marchés industriels et d'une conjoncture revigorée aux États-Unis. Mais toutes les autres composantes de la division G&S sont aussi en croissance : +5,9 % pour l'activité Grande industrie (5,34 Mrds €), +9,3 % pour l'activité Santé (3,4 Mrds €) et +1,6 % pour l'Électronique (1,64 Mrd €).

Parmi les deux autres divisions d'Air Liquide, celle des Marchés globaux et Technologies, centrée sur les nouveaux marchés comme la transition énergétique ou l'énergie hydrogène, a vu ses ventes progresser de 13,9 %, à 372 M€. En revanche, la division Ingénierie et Construction a vu ses ventes chuter de 28,1 % en un an, à 335 M€. Le groupe évoque un faible taux de prises de commandes en 2016. Mais ce taux s'est nettement relevé en 2017, à 730 M€, soit deux fois plus que l'année précédente, ce qui devrait redonner des couleurs au prochain bilan de cette division.

Sur le plan de la rentabilité, le résultat opérationnel courant a atteint 3,36 Mrds €, en progression de 11,2 %. Ce qui donne une marge opérationnelle de 16,5 %, contre 16,7 % en 2016. Le bénéfice net ressort à 2,03 Mrds €, en hausse de 10 %. Le groupe, très présent aux États-Unis, a profité notamment de la réforme fiscale outre-Atlantique.

Air Liquide se montre confiant pour 2018, grâce à la dynamique des différents marchés mondiaux. En ce qui concerne les démarrages d'unités de production (19 en 2017), le groupe s'attend à plus de contribution aux ventes des montées en puissance et des démarrages. Cette contribution devrait passer de 190 à 370 M€ pour 2018, avec la finalisation de grands projets en Amérique du Nord et en Asie essentiellement. Enfin, Air Liquide se montre attentif au dossier « PraLin », la fusion entre Linde et Praxair qui se confronte à de multiples demandes de concessions de la part des autorités de la concurrence (CPH n°832). Sur ce sujet, Benoît Potier reconnaît qu'« Air Liquide regarde partout où des désinvestissements pourraient intervenir, nous sommes intéressés ».

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