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Pétrochimie : Shell réfléchit à la cession de ses raffineries françaises

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Pétrochimie : Shell réfléchit à la cession de ses raffineries françaises

Shell envisage notamment de céder sa filiale pétrochimique SPM (Société Pétrochimie Méditerranée), qui gère le site de Berre L'Etang.
Shell a annoncé qu'il envisageait de se séparer d'un certain nombre d'actifs dans le raffinage et la pétrochimie. Parmi ces derniers se trouvent notamment les raffineries de Petit Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime), ainsi que celles de Berre-L'étang, près de Marseille (Bouches-du-Rhône) et de Reichstett-Vendenheim (Bas-Rhin). Elles totalisent une capacité de 300000 barils par jour. La première assure une production et un approvisionnement en produits traditionnels (gaz liquéfiés, essences, jets, gasoils et fuels) et en spécialités huiles et bitumes. De son côté, le site de Berre, géré par la SPM (Société Pétrochimie Méditerranée) est le seul site pétrochimique détenu par Shell dans l'Hexagone. Le groupe s'était déjà séparé fin 2005 de sa participation de 50 % dans la Société du Craqueur de l'Aubette, qui détenait le vapocraqueur du site. Basell avait alors récupéré cette unité qui produit notamment 450000 t/an d'éthylène. Avec la cession de la SPM, c'est l'un des plus importants sites pétrochimiques français qui pourrait changer de mains. La SPM, qui emploie 1500 personnes, est tout d'abord propriétaire d'une unité de solvants oxygénés, de l'ensemble des utilités du complexe, ainsi que de sa centrale thermique. Sans oublier les installations de stockage du Port de la Pointe. Mais SPM est également l'opérateur de plusieurs unités aval du site, pour le compte de différents partenaires industriels, parmi lesquels Basell, Infineum, Dow Chemical, Kraton Polymer ou encore VinylBerre (voir tableau). Shell pourrait également se séparer se trouve la raffinerie de Yabucoa à Porto Rico, qui dispose d'une capacité de 79000 barils par jour. Rachetée à Sunoco en 2001, cette dernière produit notamment des matières premières pour oléfines. Selon Rob Routs, directeur général des activités Aval de Shell, des repreneurs se seraient déjà fait connaître. Parmi les noms cités par la presse britannique se trouvent notamment des industriels comme Ineos et Sabic, ou encore des fonds d'investissement comme Access Industries, déjà actionnaire de Basell. Le groupe russe Lukoil, ainsi que son homologue brésilien Petrobras, dont les noms ont également été cités, ont d'ores et déjà écarté cette éventualité.

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