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Restructurations : Rhodia affiche un résultat d'exploitation en chute de 60 %

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Rhodia a aggravé sa perte nette part du groupe au troisième trimestre 2003 à 89 millions d'euros contre 16 millions d'euros un an plus tôt et sa perte sur neuf mois à 248 millions d'euros contre 23 millions d'euros. La perte nette de 89 millions d'euros (avant amortissements des survaleurs) est supérieure aux 62 millions d'euros attendue par Merrill Lynch. L'excédent brut d'exploitation (après charges de restructuration) plonge de 60 % à 89 millions d'euros et le chiffre d'affaires de 20 % à 1 299 millions d'euros. Une petite moitié du recul du chiffre d'affaires est liée au changement de périmètre intervenu en un an (les cessions réalisées depuis le troisième trimestre 2002). Mais « l'effet de change est significatif », entraînant un recul de 5,5 % du CA, ainsi que l'effet volume (­4,6 %). Le nouveau directeur général du groupe, Jean-Pierre Clamadieu souligne « la faiblesse de la demande » qui a fait chuter le chiffre d'affaires ainsi que le résultat. A ce recul, s'ajoute la hausse des coûts des matières premières qui a contribué au recul des bénéfices. Le directeur général de Rhodia estime que les effets de change ont fait perdre 15 millions d'euros en terme d'excédent brut d'exploitation, la hausse des prix des matières premières 30 millions d'euros et le recul des ventes en volume 44 millions d'euros. La marge brute d'exploitation s'établit ainsi à 5,8 % contre 11,5 % pour le troisième trimestre 2002. Selon Yves-René Nanot, président du conseil, « la situation s'est détériorée pendant l'été ». « Un certain nombre de nos clients ont arrêté leurs usines. Des mesures brutales qui nous ont surpris et que nous subissons de plein fouet », ajoute Jean-Pierre Clamadieu. Et les perspectives sont plutôt sombres : « nous ne voyons pas de retournement ni en termes de chiffre d'affaires, ni dans le carnet de commandes », souligne J-P Clamadieu. L'entreprise polyamide qui regroupe dorénavant l'amont et l'aval, dans le cadre de la restructuration des "entreprises" du groupe, dont le nombre passe de 17 à 9, a particulièrement souffert de la faiblesse de la demande. Ce nouvel ensemble a vu son chiffre d'affaires chuter à 307 millions d'euros (­15 %) et sa marge opérationnelle passer de 15 % (au troisième trimestre 2002) à 1,9 %. Rhodia souligne « l'effondrement de la demande » dans le domaine des fibres et intermédiaires, en partie compensé par une croissance continue dans les plastiques techniques. L'ensemble Pharmacie et agrochimie dont l'excédent brut d'exploitation est négatif (­2 millions d'euros contre +25 millions d'euros au 3 e trimestre 2002) regroupe deux "entreprises" ou "business units" : "Chimie fine pharmaceutique" et " Parfumerie, Performance et Agro". L'activité de chimie fine pharmaceutique a fortement souffert de reports d'homologation de la FDA. L'effet des variations de taux de change a été particulièrement négatif pour cette nouvelle division, qui a par ailleurs subi un recul de sa production, suite à un arrêt pour maintenance à Saint-Fons. La division "Alimentaire et produits de consommation" regroupe trois nouvelles entreprises : "Cosmétiques et détergence", "Acetow" (fibres pour filtres à cigarettes) et "Produits phosphorés, phosphates de spécialité et ingrédients alimentaires". Trois activités ont permis de soutenir cette nouvelle division : Acetow qui a connu une croissance et une rentabilité soutenues, les ingrédients alimentaires, et les dérivés phosphorés qui ont connu un bon développement en volume au niveau des produits de performance. En revanche, l'activité de phosphates de spécialités (héritée d'Albright & Wilson) a souffert de l'impact négatif du coût des matières premières et de la forte concurrence. C'est donc avec soulagement que J.-P. Clamadieu a appris les difficultés de son concurrent Astaris qui a annoncé la fermeture de deux unités ( Chimie hebdo n° 231, p.5 ). Quatrième et dernière division du groupe, Industries et Services, regroupe les nouvelles entreprises "Silicones, Silices, Electronique et Catalyse, "Produits de performance pour revêtements" et "EcoServices US". Le regroupement des silicones, des silices et des terres rares au sein d'une même "entreprise" est destiné à « optimiser les coûts de gestion de cet ensemble », explique J.-P. Clamadieu. Au 3 e trimestre, cette division est celle qui a le mieux résisté avec un chiffre d'affaires de 328 millions d'euros (­10 %) et une marge bénéficiaire de 10,3 % (contre 14, 7 %). Eco Services a accru ses volumes en Amérique du Nord et les silices ont enregistré un accroissement des ventes en volume. Les produits pour revêtements ont en revanche souffert de l'impact négatif du coût des matières premières et le marché des silicones est resté difficile.

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