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Résultats/Bayer s'attend à un recul de son bénéfice opérationnel en 2002

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Bayer a enregistré un confortable bénéfice net au troisième trimestre grâce à sa politique de désinvestissements, mais sa situation reste morose au niveau de l'exploitation, même si une amélioration est attendue en 2003. Son bénéfice net sur la période ressort à 656 millions d'euros après une perte de 183 M? un an plus tôt. Cette performance s'explique notamment par les désinvestissements réalisés ces derniers mois, notamment la cession de sa filiale d'arômes et parfums Haarmann und Reimer pour 1,66 milliard d'euros au fonds d'investissement EQT, celle de sa participation de 30 % dans le groupe belge spécialiste d'industrie graphique Agfa-Gevaert à la banque d'investissement Goldman Sachs pour environ 200 M?, et la vente sa filiale Rhein Chemie Rheingau à la société américaine de participations Advent International pour 215 M?. La vente d'Haarmann & Reimer a notamment permis à Bayer de comptabiliser un gain de 909 M?. Bayer a de fait multiplié les désinvestissements dans le cadre de son programme de désendettement entamé après l'acquisition pour 7,5 Mrds ? d'Aventis CropScience. Le quatrième trimestre devrait à son tour profiter de la vente, finalisée le 11 novembre, de l'activité insecticides ménagers du groupe allemand à l'américain SC Johnson pour 725 M?. Au niveau de l'exploitation, le tableau est moins reluisant. Le bénéfice opérationnel avant éléments exceptionnels ressort au troisième trimestre à 54 M?, en hausse de 38,5 % sur un an. Sur neuf mois, ce résultat est en recul de 42,1 %. Outre la conjoncture morose, le groupe a souffert d'éléments exceptionnels liés à l'acquisition d'Aventis CropScience (amortissement de survaleur et dépréciation de stocks d'un montant de 329 M?) et au retrait l'an dernier de l'anticholestérol vedette du groupe, Lipobay, soupçonné d'être à l'origine d'une centaine de décès. Sur l'ensemble de l'exercice, le bénéfice opérationnel devrait donc être en baisse cette année par rapport à 2001, le groupe mettant aussi en cause " l'environnement économique peu favorable ". Bayer s'est en revanche montré optimiste pour 2003, misant sur une " amélioration " de son résultat opérationnel. Le chiffre d'affaires ressort en hausse de 7,6 % au seul troisième trimestre, à 7,45 Mrds ?, mais cette progression est due en partie à la consolidation d'Aventis CropScience. Sur neuf mois, le chiffre d'affaires des activités conservées est en baisse de 2,2 % à 21,5 Mrds ?. Bayer profite toutefois de son programme d'économies. Il a prévu 15 000 suppressions d'emplois d'ici à la fin 2005, dont 3 000 cette année. Et le groupe a relevé de 1 Mrd ? son objectif de réductions des coûts d'ici à la fin 2005, à 2,8 Mrds ? au total. Par secteurs, la branche agrochimique de Bayer affiche une perte opérationnelle au troisième trimestre de 216 M?, en raison de l'amortissement d'Aventis CropScience. Dans les polymères, la situation reste morose. Le chiffre d'affaires est en recul de 0,7 % au troisième trimestre, même si le résultat opérationnel a plus que doublé sur un an à 152 M? grâce au programme de restructuration en cours. Dans la chimie, le chiffre d'affaires affiche une baisse de 8 % à 796 M? au troisième trimestre, en particulier du fait d'un effet de change défavorable, mais aussi d'une " demande insatisfaisante ". Le bénéfice d'exploitation progresse à 52 M?, contre 7 M? un an plus tôt, grâce là encore aux réductions de coûts. Dans ce secteur, Bayer a renoncé à trouver un partenaire pour l'ensemble de son activité chimie et ne discute à présent que de partenariats limités, a indiqué le président du directoire. En décembre 2001, Bayer avait indiqué vouloir trouver un partenaire stratégique pour sa branche chimie, comme il le fait aussi pour son activité pharmacie. L'objectif était à l'origine d'annoncer un résultat avant la fin de 2002 et de conserver le contrôle de l'activité. " Nous avons eu à ce sujet des discussions très concrètes. Mais nous sommes arrivés à la conclusion qu'il ne serait pas possible de mettre en place de manière rentable " un tel partenariat global, a précisé W. Wenning. D'éventuelles alliances plus limitées, où Bayer n'exclut pas d'être minoritaire, sont dorénavant envisagées. " Nous analysons certains éléments de notre portefeuille. Il y a des domaines particuliers où nous ne sommes pas en mesure d'atteindre notre objectif de rentabilité. Il y a des discussions concrètes en cours ", a t-il ajouté. Le président du directoire a toutefois précisé que la filiale H.C. Starck, grand fournisseur de l'industrie électronique et qui souffre à l'heure actuelle de la chute de la demande dans le secteur, n'est " pas à vendre ". Son chiffre d'affaires a reculé de 16 % au troisième trimestre, à 141 M?.

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