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Sasol avancera plus prudemment et renonce à son projet de GTL

J.C.

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Le géant sud-africain a revu les axes de son développement stratégique et a présenté de nouvelles orientations, le 23 novembre dernier. Après avoir examiné plus de la moitié de ses actifs dans le monde et ses projets, Sasol en a conclu que la grande majorité sera conservée. Une seconde conclusion indique que jusqu'en 2022, le groupe entend privilégier des investissements modérés, que ce soit en organique ou en croissance externe, avec des opérations cantonnées à un maximum de 500 millions de dollars jusqu'à 1 Mrd $. Il n'est plus question pour le groupe de se lancer dans un avenir proche dans des projets pharaoniques comme celui de son complexe Lake Charles Chemicals Project (LCCP) aux États-Unis. D'autant que ce projet, toujours sur rails, et qui reste central dans le développement de Sasol pour ses activités chimiques, a vu ses coûts largement déraper. L'an dernier, le groupe avait indiqué que la facture s'élèverait jusqu'à 11 Mrds $, soit presque deux fois plus qu'envisagé initialement (CPH n°770). À ce sujet, Stephen Cornell, le p-dg, n'a pas caché sa satisfaction de la progression du LCCP à Lake Charles en Louisiane, mais a précisé que « le profil de risque d'exécuter seul ce genre de projets à l'avenir était trop important désormais » pour Sasol. « De tels investissements sur des sites aux matières premières avantageuses seront toujours examinés, mais nous n'entreprendrons plus d'investissements seuls dans ce type de méga projets », a-t-il ajouté.

De fait, il a déjà annoncé l'abandon de certains projets, comme celui concernant des gaz de schiste au Canada, mais surtout de son projet de Gas-to-Liquids (GTL) qui était envisagé à Lake Charles au côté du futur complexe pétrochimique. Annoncé en 2012, ce projet GTL devait nécessiter un investissement estimé alors à une fourchette de 11 à 14 Mrds $ (CPH n°615). Toutefois, il avait été mis en suspens en 2015 en raison des conditions de marché et notamment du prix alors trop faible du pétrole (CPH n°705). Aujourd'hui, Stephen Cornell juge ce projet GTL « non économique » en raison d'un « environnement externe volatil et du changement structurel vers un environnement de bas prix du pétrole ».

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