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Saudi Aramco songe à investir massivement aux États-Unis et en Inde

Julien Cottineau

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Saudi Aramco songe à investir massivement aux États-Unis et en Inde

Le complexe de Satorp, la coentreprise avec Total en Arabie Saoudite.

Le géant saoudien empile les projets. Saudi Aramco a signé un protocole d'accord pour un projet de 44 Mrds $ en Inde, et étudie de près la possibilité de produire des oléfines et des aromatiques aux États-Unis.

En seulement quelques jours, Saudi Aramco a dévoilé trois projets pétrochimiques. Mis à part le plus avancé, concernant un gigantesque complexe en Arabie Saoudite avec Total (voir édito), les deux autres visent des implantations à l'international. Plus précisément en Inde et aux États-Unis. Le plus pharaonique est sans conteste celui dévoilé en Inde, le 11 avril, à l'occasion d'une visite à New Delhi d'Amin Nasser. Le président et p-dg de Saudi Aramco a signé un protocole d'accord pour le projet Ratnagiri Refinery and Petrochemicals (RRPCL). Soit un colossal complexe intégré raffinage/chimie qui nécessiterait une enveloppe d'investissements d'environ 44 milliards de dollars (près de 36 Mrds €) !
 

Le complexe serait articulé autour d'une gigantesque raffinerie d'une capacité de 1,2 million de barils par jour, et d'un complexe pétrochimique d'une capacité phénoménale de 18 millions de tonnes par an de produits pétrochimiques ! Un projet décrit par Saudi Aramco comme l'un des plus grands projets au monde de raffinage et de pétrochimie, dont l'objectif sera de répondre avant tout à la formidable croissance de la demande indienne en carburants et produits pétrochimiques. Le groupe saoudien ne sera pas le seul impliqué dans ce méga-projet qui pourrait être implanté sur la côte ouest du pays. Le protocole d'accord a été signé avec les groupes indiens Indian Oil Corporation, Bharat Petroleum Corporation et Hindustan Petroleum Corporation. Saudi Aramco ajoute aussi qu'il chercherait probablement un autre « partenaire stratégique ». Pour l'heure, une étude de préfaisabilité a été finalisée pour la raffinerie, et les partenaires actuels travaillent à la configuration exacte du complexe, et réfléchissent à la composition de la coentreprise. Aucune date n'est fixée, mais Amin Nasser aurait évoqué 2025 comme échéance pour la mise en service de la raffinerie, rapporte Chemical Week.
 

Un vapocraqueur et un complexe d'aromatiques aux États-Unis ?
 

Le 7 avril, dans le cadre de la visite du Prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane aux États-Unis, Saudi Aramco avait esquissé d'autres projets. Le groupe, via sa filiale américaine Motiva Enterprises, a signé deux protocoles d'accord avec TechnipFMC et Honeywell UOP pour étudier de potentiels projets pétrochimiques sur le sol américain. Le tout pour des investissements qui représenteraient plusieurs milliards de dollars. Le premier protocole porte sur l'utilisation des technologies de TechnipFMC dans le domaine de la production d'éthylène à partir d'un vapocraqueur sur charges mixtes (mixed-feed). Le second concerne l'utilisation des procédés d'Honeywell UOP dans le domaine de l'extraction d'aromatiques, plus précisément pour la production de benzène et de paraxylène. L'idée serait celle d'un complexe situé dans le Golfe du Mexique. Dans les deux cas, Saudi Aramco évoque des capacités de taille mondiale. Aucune décision ne sera arrêtée avant 2019.
 

Il s'agirait du premier pas de Motiva Enterprises dans le domaine de la pétrochimie. Cette société évolue entièrement au sein de Saudi Aramco depuis l'an dernier, après un accord avec Shell. Initialement, Motiva était une coentreprise à parts égales entre les deux groupes, mais le géant saoudien est désormais seul propriétaire du nom et d'une partie des anciens actifs, en l'occurrence du plus gros morceau : une gigantesque raffinerie de 600 000 barils par jour à Port Arthur, au Texas.

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