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Suez traite les déchets de la plate-forme chimique de Shanghai

Présent depuis plus de trente ans en Chine, à Macao et à Hong Kong, Suez Environnement vient de passer un nouveau contrat avec Shanghai Chemical Industrial Park (SCIP). L'opérateur lui a en effet confié le traitement des déchets industriels solides, liquides et gazeux de la plate-forme chimique et industrielle de Shanghai, l'une des plus importantes de Chine. Fruit d'un joint-venture associant New World (eau) et Swire (propreté), l'accord porte sur la construction et l'exploitation d'une usine d'incinération d'une capacité annuelle de 60 000 t. D'une durée initiale de trente ans, le business plan prévoit un chiffre d'affaires cumulé prévisionnel de 600 millions d'euros, avec un fort potentiel d'extension pour accompagner le développement du site et l'évolution réglementaire. Destiné à traiter les déchets générés par les industries chimiques de la plate-forme, l'incinérateur sera ouvert aux flux provenant des entreprises extérieures au site. Il est prévu que le traitement des fumées réponde aux normes environnementales en vigueur en Europe et une récupération de l'énergie sous forme de vapeur. Le groupe français n'en est pas à son coup d'essai sur le site puisque sa filiale chinoise dédiée à l'eau, Sino-French Water Development (SFWD), a remporté en 2001 un contrat de cinquante ans pour traiter les effluents industriels de la zone. Un contrat étendu depuis à la gestion de l'ensemble du cycle de l'eau industrielle. Toujours dans le domaine de l'eau, mais dans le secteur public cette fois, Suez va desservir Tanggu, l'une des plus grandes zones portuaires du monde avec une population de près d'un million d'habitants pour un chiffre d'affaires cumulé estimé à plus d'un milliard d'euros. Enfin, dernier contrat en date, Suez a signé un nouveau partenariat privé-public avec la municipalité de Qingdao portant sur l'exploitation pendant vingt-cinq ans d'une nouvelle usine de production d'eau potable. TRAITER LES ODEURS IN SITU Après avoir fait ses armes dans la diffusion d'odeurs sur des panneaux ou des espaces publicitaires, Prolitec se tourne vers le monde de l'industrie. Et pour cela, la société française propose six gammes de produits afin de lutter contre les nuisances olfactives. Ces produits s'adressent aux industries de process dont la chimie, mais aussi les services et collectivités (hôpitaux, restauration, etc.), l'industrie agroalimentaire et de l'environnement. Les gammes sont élaborées pour lutter contre les mauvaises odeurs dues aux composés soufrés, azotés, aux aldéhydes et aux acides gras volatils. « Nous avons fait une étude de marché qui a montré que les technologies existant pour traiter les odeurs s'appuient sur des tailles de particules importantes. Or, de telles particules demandent beaucoup d'énergie pour être dispersées dans l'air. Il y avait donc un créneau pour notre technologie, qui produit des particules d'environ un micromètre, avec une grande reproductibilité », détaille Guillaume Besse, président de Prolitec. Les diffuseurs de Prolitec utilisent la nébulisation d'un liquide pour diffuser des odeurs ou lutter contre les effluves indésirables. « Les diffuseurs utilisent l'effet Venturi pour former un agrégat de particules microniques et sèches ayant le même comportement dynamique qu'un gaz », explique Guillaume Besse. Une unité de traitement, composée d'une tête de nébulisation, à la capacité de traiter un panache d'un débit de 2 m3/s avec une consommation de 3 ml/h. Aucun système de chauffage n'est nécessaire. En termes d'investissement, il faut compter environ 1 000 euros pour une unité de traitement. Les recharges, sous forme de flacons d'un demi-litre, coûtent entre 50 et 150 euros. « Les unités étant très robustes, il n'y a pas de frais de maintenance », argumente Guillaume Besse. Prolitec a réalisé en 2003 un chiffre d'affaires d'un million d'euros et espère doubler ce résultat en 2004. La société, basée à Paris, emploie 30 personnes dont un tiers en recherche et développement. La société a été fondée en 1996 par Karim Benalikhoudja, actuellement directeur général en charge de la recherche et développement. Au départ, elle était spécialisée dans les impressions à jet d'encre. Fin 2001, elle employait à peine trois personnes et possédait un produit principal, toujours axé sur la manipulation des liquides en très petite quantité : un injecteur sans aiguille. Aujourd'hui, Prolitec possède d'autres procédés encore non exploités dans son portefeuille.

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