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Total améliore la rentabilité de sa division Raffinage-Chimie

Julien Cottineau

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Total améliore la rentabilité de sa division Raffinage-Chimie

La plateforme raffinage-chimie d'Anvers

© Van Nueten Wim / Total

Un an après la fusion de ses activités de raffinage et de chimie, Total affiche des résultats performants pour sa division. Et ne manque pas de projets pour ses actifs chimiques dans le monde en 2013.

C'est désormais plus compliqué d'y voir clair. Avec la fusion des activités de raffinage et de chimie, le géant français ne publie plus les données purement relatives à ses activités chimiques. Début 2012, Total avait indiqué que sa division chimie avait vu ses ventes progresser de 11 %, à 19,48 milliards d'euros en 2011. En 2012, il est fondu dans le chiffre d'affaires de la division Raffinage-Chimie, qui a enregistré des ventes de 91,12 Mrds €, contre 77,15 Mrds € en 2011. Le résultat opérationnel net ajusté de cette division a bondi de 67 %, à 1,41 Mrd €. Des progressions de performance donc, qui prouvent probablement l'intérêt d'avoir intégré les deux activités au cœur d'une même chaîne de valeur. La nouvelle division a en tout cas rempli un critère d'exigence fixé l'an dernier avec une rentabilité des capitaux employés moyens (ROACE) passée de 5,1 % à 8,8 % entre 2011 et 2012. En 2015, Total a fixé une exigence un peu plus forte, à 13 %. Si le détail des chiffres entre les activités chimiques et de raffinage n'a pas été divulgué, Christophe de Margerie, le p-dg a indiqué que le groupe, malgré un « environnement volatile » avait « sû capter les marges de raffinage quand elles étaient hautes ». Soit une bonne nouvelle pour Total, premier raffineur européen. La performance est en revanche plus mitigée pour son profil de n°2 continental de la pétrochimie, puisque les matières premières coûteuses ont impacté ses marges pétrochimiques, et que la demande a été faible l'an dernier, principalement en Europe en raison de la conjoncture et de la faiblesse de certains secteurs en aval. En ce début 2013, Patrick Pouyanné, directeur général de la division Raffinage-Chimie, juge que les « marges pétrochimiques sont bonnes mais que les volumes ne le sont pas, surtout en Europe ». Il estime que les marges seront « très volatiles » et que le défi sera de les « capter quand elles seront bonnes ». En revanche, et c'est valable à la fois pour la pétrochimie comme pour le raffinage, ces activités « restent déficitaires en France », regrette Christophe de Margerie.

La chimie de spécialités de Total, via les dernières filiales existantes, en l'occurrence Hutchinson, Bostik et Atotech, a affiché un résultat opérationnel net ajusté de 384 M€, en retrait de 9 % sur un an. Toutefois, cette contre-performance est « entièrement imputable à l'effet de cessions d'activités résines mi-2011 » à Arkema. Sans cet effet exceptionnel, l'indicateur aurait été « en très légère hausse dans la chimie de spécialités », précise le groupe.

GPN, Naphtachimie, Anvers et Jubail

 

Côté opérationnel, Total mène plusieurs projets d'envergure en ce début d'année. Le dossier le plus récent est celui du projet de cession de GPN à Borealis et correspond à la stratégie du groupe de « se séparer de (ses) activités non-core », explique Patrick Pouyanné. D'autant que le « projet de Borealis offre une réelle opportunité de développement pour cette activité », ajoute-t-il. En France, Total œuvre également à la remise en service du vapocraqueur de Naphtachimie, sa coentreprise 50/50 avec Ineos à Lavera (Bouches-du-Rhône). L'accident survenu fin décembre serait dû à « une clé à masse oubliée dans un four », précise Patrick Pouyanné. L'un des deux trains du vapocraqueur devrait redémarrer mi-mars, permettant de retrouver la moitié des capacités de production qui totalisent en temps normal 740 000 tonnes par an. En Europe, Total s'apprête à confirmer au printemps son vaste plan d'investissement d'environ 1 Mrd € sur sa gigantesque plateforme raffinage-pétrochimie d'Anvers, en Belgique. Enfin en Arabie Saoudite, plus exactement à Jubail, le groupe finalise sa plateforme de raffinage et d'aromatiques avec son partenaire Saudi Aramco. « 95 % de la construction est achevée », souligne Christophe de Margerie qui table sur un site qui tournera à « pleines capacités avant la fin de l'année ». Par ailleurs, Total pourrait muscler ses capacités d'oléfines aux États-Unis.

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