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Un 5e vapocraqueur américain pour Shell

J.C.

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Un 5e vapocraqueur américain pour Shell

Shell détient sept sites pétrochimiques aux États-Unis, comme celui de Geismar en Louisiane.

© © Shell

La liste continue de s'allonger. Après les annonces de Dow (CPH n°549) et de Chevron Phillips (CPH n°545) de bâtir des vapocraqueurs supplémentaires aux États-Unis, et après celle de Westlake Chemical de renforcer ses capacités (CPH n°546), c'est au tour de Shell Chemicals d'afficher ses ambitions. Là encore, la disponibilité croissante de gaz naturel et les coûts moindres de l'éthane via la croissance de l'exploitation des gaz de schistes sont particulièrement motivants pour ce projet. Shell Chemicals prévoit ainsi de se doter d'un cinquième vapocraqueur aux États-Unis. A l'inverse de Dow ou de Chevron Phillips, le projet ne concernera pas le Golfe du Mexique. Shell Chemicals songe à construire dans le bassin des Appalaches, dans la région gazière nommée Marcellus, dans le nord-est des États-Unis. Pour l'heure, le groupe n'a dévoilé que peu de détails sur ce projet. Ni le calendrier, ni les investissements envisagés n'ont été précisés. « Un vapocraqueur et un complexe de dérivés nécessitent typiquement un délai de cinq ans pour être construits », nous a précisé un porte-parole du groupe évoquant un investis- sement probable de « plusieurs milliards de dollars ». Le site industriel est encore à l'étude. Le futur vapocraqueur sur base éthane serait de taille mondiale, soit des capacités de plus de un million de tonnes par an, a confirmé un porte-parole. En aval, pour les productions de dérivés, le groupe réfléchit à la possibilité de construire une ou plusieurs unités de polyéthylène. Ce qui serait une grande première puisque Shell Chemicals ne produit pas à ce jour de polyéthylène aux États-Unis. Le groupe estime qu'avec la croissance de la demande nord-américaine en polyéthylène, se lancer maintenant dans ce type de productions en Amérique du Nord serait « attractif ». Cette entrée sur le créneau de la production de polyéthylène aux États-Unis pourrait être menée en solo, même si Shell étudie aussi l'option d'un partenaire. Selon Chemical Week, les unités de dérivés pourraient également se concentrer sur la production de monoéthylène glycol et de dérivés d'oxyde d'éthylène, ce que ne nous a pas confirmé le groupe. Actuellement, Shell Chemicals détient et opère seul quatre vapocraqueurs aux États-Unis, répartis sur deux sites, et sur double base éthane et naphta. A Deer Park, au Texas, où le groupe produit aussi des aromatiques (benzène, cumène et xylènes mélangés), les capacités combinées atteignent 834 000 t/an. Sur le site de Norco, à St Charles (Louisiane), Shell dispose aussi de deux vapocraqueurs de capacités combinées de 1,434 Mt/an d'éthylène.

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