Nous suivre Info chimie

Un appareil automatique pour la mesure des COV

Dinhill On

Sujets relatifs :

, ,
Un appareil automatique pour  la mesure des COV

Le VOC72M d'Environnement SA se base sur la technologie de chromatographie en phase gazeuse et sur celle de photoionisation.

© © Environnement SA

L'analyseur VOC72M d'Environnement SA satisfait aux exigences de la norme relative à la méthode de mesure du benzène. Entièrement automatique, il est basé sur le principe de la chromatographie en phase gazeuse associé à un détecteur par photoionisation destiné aux mesures dites fixes.

Le spécialiste de l'instrumentation pour le contrôle des pollutions environnementales Environ nement SA commercialise son modèle VOC72M pour la mesure du benzène dans l'air ambiant. « Cet analyseur ne mesure pas uniquement le benzène, mais également les BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes) et potentiellement d'autres composés organiques volatiles », précise Pascal Anthoine, chef de projet R&D chez Environnement SA. Avant de continuer : « L'appareil est entièrement automatique, et effectue une mesure toutes les 15 minutes, soit 96 mesures par jour et ainsi plusieurs milliers par an. Ce nombre élevé de mesures permet d'obtenir un suivi optimal de l'évolution des concentrations ».

L'analyseur VOC72M est composé de trois éléments principaux : un thermodésorbeur, une colonne de chromatographie et un détecteur à photoionisation (PID). Le thermodésorbeur piège les composés organiques volatils contenus dans l'air échantillonné et les concentre avant leur injection dans la colonne. «L'adsorbant qui a piégé les composés est alors chauffé, libérant ainsi les composés dans un faible volume d'azote en les concentrant par 1 000 », indique Pascal Anthoine. Le deuxième élément, la colonne de chromatographie permet de séparer les différents composés. « Nous avons conçu un système capable de réaliser une séparation efficace, en un minimum de temps, en s'affranchissant des interférents potentiels et tout en respectant une durée de cycle de 15 minutes, ce qui implique d'utiliser un cycle thermique programmé pour la température de colonne », explique Pascal Anthoine. Avant de développer : « L'un des inconvénients majeurs de ces types d'analyseurs de gaz, c'est qu'ils sont sensibles aux conditions environnantes de température, principalement à cause de leur système de refroidissement à air utilisé pour refroidir la colonne en fin du cycle de mesure. C'est pour pallier à cet inconvénient que nous avons opté pour un dispositif à refroidissement liquide ». Ainsi, la colonne peut être parfaitement isolée, ce qui garantit une régulation thermique très précise et des temps de rétention stables. « Ce système de refroidissement rend l'appareil plus compact car le volume de liquide nécessaire est très faible, ce qui permet de remplacer les gaines d'air volumineuses par du tube souple de faible diamètre et autorise le basculement de la colonne, ce qui facilite l'accessibilité », précise Pascal Anthoine.

Un détecteur entièrement redessiné

 

Enfin, le troisième élément de l'analyseur est le détecteur. Pour celui-ci, Environnement SA avait le choix entre deux technologies, comme le raconte le chef de projet R&D : « Pour la détection des COV, il est possible d'utiliser soit la technique FID (par ionisation de flamme), soit par photoionisation (PID) ». Le détecteur FID possède l'avantage d'être sensible à la plupart des molécules carbonées, de peu dériver dans le temps et d'être linéaire tout en restant peu sensible à la pression. Il présente plusieurs inconvénients : il peut être plus sensible aux interférents, nécessite une alimentation en hydrogène-air. De son côté, le détecteur PID nécessite uniquement de l'azote. Il est plus sensible (jusqu'à 50 fois) sur les molécules aromatiques comme les BTEX et sur les composés insaturés en général. En revanche, le détecteur PID est réputé moins stable, moins linéaire, sensible à la pression tandis que le nettoyage périodique de la lampe lié à la dérive consomme du temps en maintenance et en recalibration. « Une reconception du détecteur PID a permis de réduire considérablement la dérive, de supprimer le nettoyage périodique et d'abaisser le seuil de détection du benzène d'un facteur 10 », affirme Pascal Anthoine. En ce qui concerne la gestion des données mesurées, le VOC72M possède un traitement interne des chromatogrammes. En outre, l'analyseur intègre un serveur web en standard et une interface utilisateur « es@cloud » avec assistance en ligne consultable à distance depuis n'importe quel ordinateur, tablette ou smartphone.

Ayant obtenu la certification européenne TÜV en décembre dernier, le VOC72M se destine principalement aux applications de surveillance de la qualité de l'air, notamment sur les sites industriels : stations de mesure fixes ou mobiles, évaluation de la pollution industrielle, mesures de COV en chimie/pétrochimie. « Le cœur de cible reste tout de même la mesure du benzène dans l'air ambiant. Il y a bien quelques applications alternatives, comme la mesure d'impuretés pour les fabricants de gaz industriels, mais elles restent marginales », précise Pascal Anthoine.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Chimie

Nous vous recommandons

Un robot pour contrôler le risque de corrosion de cuves

Un robot pour contrôler le risque de corrosion de cuves

L'entreprise Invert Robotics propose un robot pour surveiller l'état de corrosion des réservoirs industriels. Pilotable à distance, cette solution s'appuie sur une technologie permettant d'obtenir des vues[…]

01/09/2021 | StockageInspection
Un outil pour améliorer l'usage de l'eau et de l'énergie d'un procédé

Un outil pour améliorer l'usage de l'eau et de l'énergie d'un procédé

Un outil polyvalent en filtration tangentiellepour la R&D

Un outil polyvalent en filtration tangentiellepour la R&D

Comment l'IA peut transformer le suivi des installations dans la chimie ?

Tribune

Comment l'IA peut transformer le suivi des installations dans la chimie ?

Plus d'articles