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Une école de chimie à l'écoute des attentes de l'industrie lyonnaise

CPE Lyon a su nouer des relations de proximité avec les industriels de la région lyonnaise. L'école d'ingénieurs profite de cet atout pour proposer des formations initiales et continues au plus près des attentes des entreprises.

Née du regroupement de l'ESCIL (École supérieure de chimie industrielle de Lyon) et de l'ICPI (Institut de chimie et de physique industrielles), CPE Lyon est une école d'ingénieur positionnée sur deux secteurs : la chimie et les technologies de l'information et de la communication, assurant la formation de près de 340 nouveaux ingénieurs par an, dont 150 dans la chimie. De par ce dernier chiffre, elle s'impose comme l'une des plus importantes écoles de chimie en France, parmi les membres de la Fédération Gay-Lussac qui regroupe 19 écoles d'ingénieurs en chimie et génie chimique. « Jusqu'à présent, il n'y avait pas beaucoup de recoupements entre la chimie et les technologies de l'information. Mais dans la recherche, ces domaines commencent à se rejoindre à travers les matériaux », note Gérard Pignault, directeur de l'établissement depuis 2004. « Dans la fédération Gay-Lussac, nous sommes l'école la moins spécialisée, à cheval sur la chimie et les procédés. CPE Lyon est une école associative de statut privé rattachée à l'Université Claude Bernard Lyon 1 et conventionnée avec le CNRS. C'est une sorte de partenariat public privé », poursuit le directeur.

Installée sur le Campus LyonTech-la Doua, qui abrite également l'INSA de Lyon et l'Université Claude Bernard Lyon 1, CPE Lyon bénéficie de la proximité de ces structures pour offrir à ses étudiants diverses spécialisations. De même, l'écosystème industriel local fait d'entreprises, grandes et petites, offre un plus à l'école pour l'accueil de ses étudiants en stage ou pour leurs premiers emplois.

D'ailleurs, l'école a la particularité d'avoir mis en place un « Club des entreprises » qui réunit des industriels qui participent à la vie de l'école à travers la préparation de cours, des dons de matériel, des visites de leurs sites... « Ce club est une façon de rendre visibles nos partenaires. Un panneau leur est d'ailleurs consacré à l'entrée de l'école où ils apparaissent par ordre de contribution. Notre volonté est de lancer maintenant un club spécifique pour des partenaires PME qui n'apportent pas de contributions financières, mais une contribution intellectuelle et un esprit « start-up » favorables au développement de l'école », commente le directeur.

Outre ces partenariats locaux, CPE Lyon est également une école tournée vers l'international. « 80 % de nos diplômés ont eu une expérience à l'étranger à travers une année d'étude ou un stage », explique G. Pignault qui conseille aux élèves de panacher les stages régionaux et internationaux. D'ailleurs, deux langues sont obligatoires dans le cursus de l'école.

C'est ainsi que CPE Lyon fait état de 90 universités partenaires. Historiquement, l'école s'est ouverte sur les États-Unis, puis l'Europe, en particulier l'Allemagne, l'Espagne, le Royaume-Uni et la Scandinavie. Puis, progressivement, elle a développé des partenariats avec l'Asie, notamment la Chine et Singapour, et l'Amérique du Sud.

Dans le même temps, l'école accueille 6 à 7 % d'élèves étrangers en cursus diplômant ou échange Erasmus. « Nous avons beaucoup d'étudiants chinois à CPE Lyon. Les entreprises en Chine sont assez friandes d'ingénieurs formés dans des écoles françaises qui constituent une référence mondiale », explique G. Pignault. « C'est aussi une réponse que nous apportons à des demandes de partenaires industriels qui sont implantés en Asie ».

À la sortie de CPE Lyon, 70 % des diplômés entrent sur le marché du travail. « Nous n'avons pas de grosses difficultés pour placer nos ingénieurs. Les plus courtisés sont les ingénieurs en informatique. En chimie, le placement est un peu plus long car les procédures de recrutement sont aussi plus longues. Le délai de recherche d'emploi pour un jeune diplômé en chimie est de 6 à 9 mois. Mais par la suite, les ingénieurs chimistes ont souvent de brillantes carrières car ils se « bonifient » avec le temps. La chimie est l'un des secteurs qui valorisent le mieux l'expérience », explique G. Pignault. « La chimie profite d'un dynamisme mondial et il y a beaucoup de premiers postes à l'étranger », ajoute-t-il, mentionnant, parmi les secteurs les plus porteurs, les procédés, la cosmétique et la chimie verte. À noter que 20 % des ingénieurs CPE Lyon débutent leur carrière à l'international. En revanche, le directeur évalue à 20 % seulement le pourcentage de jeunes qui vont être employés dans l'industrie chimique traditionnelle. Beaucoup sont employés par la pharmacie, l'énergie, le conseil. « La chimie et les procédés vont dans toutes les industries. C'est « une science diffusante » », complète G. Pignault qui perçoit d'importants débouchés dans les métiers liés au développement durable. « Le développement durable, c'est à la fois une ambition pédagogique et aussi une gestion de notre système : effectifs, bâtiment, pratiques », a-t-il expliqué dans un document publié en février 2014 et intitulé « les défis des économies d'énergie à CPE Lyon ». C'est une thématique qui monte en puissance depuis 2009, au sein de l'école, notamment dans le cadre de la chaire développement durable, financée par la société Dow Chemical.

Si 70 % des diplômés entrent directement dans la vie active, 30 % poursuivent donc leurs études. Les deux tiers préparent alors des doctorats et le tiers restant complète son diplôme par un cursus commercial.

Outre la formation d'élèves ingénieurs, l'École abrite également un organisme de formation continue (voir encadré) et de la recherche de haut niveau avec 6 laboratoires associés CNRS et/ou UCB Lyon 1, à l'origine d'environ 330 publications par an et d'une quinzaine de brevets. Ces laboratoires emploient 500 enseignants chercheurs dont 260 doctorants par an. En moyenne, 75 thèses sont soutenues chaque année.

 

À travers un « Club des entreprises », des industriels participent à la vie de l'école.

 

FORMATION CONTINUEUNE POLE POSITION SUR LE TERRITOIRE FRANÇAIS

Avec près de 3 000 stagiaires accueillis chaque année, CPE Lyon Formation Continue se positionne comme un partenaire privilégié du développement des compétences au sein des entreprises de la région et au-delà. L'activité de formation continue de CPE Lyon a été créée en 1972 sur la base des compétences de l'école. Elle s'adresse principalement aux salariés des entreprises de chimie et de pharmacie de la région, mais des demandes émanent également de toute la France, et même des pays francophones. « CPE Lyon propose des formations qualifiantes sur des sujets identifiés à travers des stages dont la durée varie entre 1 et 4 jours et demi », précise Valérie Thoraval, directrice de CPE Lyon Formation Continue. Deux types de stages sont proposés. Les stages interentreprises attirent des salariés de diverses entreprises sur la base d'un contenu prédéfini par CPE Lyon. Les stages intra-entreprises correspondent à des prestations sur-mesure réalisées par CPE Lyon pour le compte d'entreprises, sur la base de cahiers des charges. « Cette activité nous apporte à la fois une source de financement et une bonne connaissance de l'entreprise et de ses attentes, ce qui a forcément des répercussions sur la formation initiale », souligne V. Thoraval. « Par exemple, nous avons commencé par organiser des stages dans le domaine des biotechnologies, puis nous avons développé la thématique au niveau de l'école, en lançant notamment un mastère spécialisé en Génie des Procédés Biotechnologiques ». Le catalogue de formation continue de CPE Lyon est très conséquent avec plus de 300 stages interentreprises tandis que 3 000 stagiaires sont formés chaque année. Les sujets phares tournent autour du génie des procédés, des sciences analytiques, des polymères, de la physico-chimie, des biotechnologies, de la qualité, de la sécurité et de l'environnement. Les stages inter-entreprises sont dispensés sur le campus de la Doua, mais également dans les locaux de la Formation Continue, place Bellecour. Pour les années à venir, une croissance de l'activité est attendue entre 5 et 10 %. Les thématiques enseignées resteront globalement les mêmes. En revanche, Valérie Thoraval note que de plus en plus d'entreprises attendent une prise en charge globale de leur plan de formation et davantage de formations diplômantes.

S.L.

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