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Une plateforme pilotée par le GIE Osiris depuis 1999

En 2014, deux nouvelles sociétés, Ecoat et Hexcel, ont annoncé leur arrivée sur le site. L'une va produire des résines pour peintures, l'autre un intermédiaire pour la production de fibres de carbone.

La plateforme chimique iséroise de Roussillon est l'une des rares en France à posséder une gouvernance de type GIE, à travers Osiris. Depuis 1999, ce GIE Osiris gère en réalité deux sites, Les Roches de Condrieu et Roussillon, sur une superficie de 150 ha et qui sont distants de 11 km. Historiquement, un seul opérateur, le groupe Rhône-Poulenc, présidait aux destinées de cette plateforme. Mais lorsque le groupe a décidé de se scinder en deux pour donner naissance à Rhodia, il a eu l'idée de créer le GIE Osiris pour assurer la gouvernance de la plateforme qui était déjà devenue multi-opérateurs avec 6 entreprises. Aujourd'hui, la plateforme regroupe plus d'une quinzaine d'entreprises et emploie 1 450 personnes dont quelque 270 personnes pour le seul GIE. Les principales sont Adisseo, Bluestar Silicones, Novacyl, Novapex, Sita Rekem et Solvay. Et compte tenu de l'organisation et des actions de promotion que la plateforme a commencé à mener, elle a remporté le jackpot en 2014 avec l'annonce de l'installation de deux nouvelles sociétés. La première, Ecoat, est une toute jeune entreprise innovante spécialisée dans les composants pour peintures plus respectueux de l'environnement. Elle a choisi Roussillon pour héberger sa première unité de production industrielle correspondant à un investissement de 2 millions d'euros. La seconde est la société américaine Hexcel, producteur de fibres de carbone pour l'aéronautique. Elle va investir 200 millions d'euros et créer 120 créations d'emplois pour d'établir sa première base de PAN (polyacrylonitrile) en Europe. Un projet concurrent de celui de Toray sur la plateforme de Lacq.

Sur la période 2012-2017, la plateforme devrait totaliser 500 M€ d'investissement selon l'Agence d'études et de promotion de l'Isère (AEPI). Ceci inclut les projet d'Ecoat et d'Hexcel, mais aussi ceux d'Adisseo avec la construction d'une unité d'intermédiaires MMP (aldéhyde méthylthiopropionique, 100 M€ d'investissement) ou encore le projet Ronald (8 M€) pour des stockages enterrés d'ammoniac. L'AEPI recense aussi 18 M€ injectés par Novacyl pour ses productions de salicylate de méthyle, 18 M€ également pour le projet Robin de Sita (filiale Suez-Environnement), récemment inauguré.

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