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Une profession attentive à l'évolution de son environnement

S.L.

Les professionnels des EPI (Équipements de protection individuelle) se sont réunis mardi dernier à l'appel de leur organisation, le Synamap, dans les locaux du Sénat. En ouverture, Philippe Adnot, sénateur de l'Aube, a rappelé les chiffres clés du secteur : quelque 800 millions d'euros de chiffre d'affaires pour un effectif de 14 000 personnes. Secteur porté à près de 70 % par les fabricants de vêtements, de gants et de protections respiratoires. Il a d'emblée donné le ton en évoquant la recrudescence normative qui pèse sur la compétitivité des sociétés. La réglementation est effectivement l'une des préoccupations majeures des professionnels des EPI. Régie par une directive européenne datant de 1989, elle a été complétée par une multitude de normes en constante révision. Ces normes seraient au nombre de 300, selon Jean Hyenne, directeur adjoint Afnor-normalisation. Du côté fabricants, on parle de casse-tête réglementaire. Mais les représentants des pouvoirs publics n'étaient pas de cet avis. A commencer par Jean Hyenne. Il a expliqué qu'il fallait faire un tri entre les normes existantes puis s'investir dans des groupes de travail qui les conçoivent ou les révisent. « Si cet effort n'est pas fait, la norme risque d'être subie. Ce sont ceux qui s'investissent qui ont le pouvoir » a-t-il ajouté. Certains auditeurs ont alors souligné que ce système discriminait les PME qui avaient moins de moyens que les grandes entreprises.

Autre thème à l'honneur : le développement durable. Christophe Lambert, p-dg de TDV Industries, a expliqué avec beaucoup de conviction que son entreprise de fabrication de tissus industriels s'était engagée avec force dans le développement durable. « Nous sommes l'une des seules entreprises à nous être engagé dans une démarche Agenda 21 » a-t-il ajouté. Déjà un rapport d'étape a pu mettre en évidence des réalisations concrètes de l'entreprise : un investissement pour économiser l'énergie et les émissions de 800 tonnes de CO2 par an, la détermination de l'indice carbone des tissus, l'utilisation de 15 % de coton équitable, la participation à des actions caritatives... Qu'est-ce que cela lui a rapporté ? « Produire, c'est impacter, ne pas en prendre conscience c'est prendre le risque de faire disparaître son entreprise » a déclaré Christophe Lambert. Il s'est trouvé confronté à des fabricants qui ne savaient pas comment s'orienter dans cette voie : par l'ISO (14 001 ou 14 000), par une démarche Agenda 21, par des écolabels... Il est également apparu que si les acheteurs du privé ne sont pas toujours enclins à faire le choix d'un achat durable d'EPI, les pouvoirs publics donnent l'exemple. Ainsi, dans son dernier appel d'offres, la mairie de Paris a requis du coton équitable pour tous ses vêtements professionnels.

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