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Une start-up produira à partir de miscanthus

R.M.

Le miscanthus giganteus, plante vivace dont la culture est aisée, est le matériau de base de la jeune société Biomiscanthus France, née en 2009. Son fondateur et président, René Marchal, prévoit d'entamer la production du bioplastique, nommée Biomiscanthus, au mois de juin prochain. Un bioplastique biodégradable et compostable, destiné à une utilisation dans le domaine du mono-usage ou de l'usage limité dans le temps (pots de fleurs pour pépinières horticoles, cartes de fidélité, bouchons pour la cosmétique... ). Biomiscanthus France aura dans un premier temps recours à de la sous-traitance, puis, une première usine sera construite. L'investissement envisagé a été dévoilé (1,4 million d'euros) mais pas la localisation précise. L'usine se situera entre le Var et les Bouches-du-Rhône, d'après René Marchal. Elle fera office d'unité pilote. Pour l'instant, l'heure est au tour de table. Biomiscanthus France est notamment en tractations avec la Caisse des dépôts et consignations. Sept personnes, jusqu'à une trentaine d'ici à trois ans, seraient embauchées sur le site. Puis, d'autres unités de production, également sous licence Biomiscanthus, verraient le jour en France puis dans d'autres pays européens.

« Nous avons la possibilité de nous aligner sur les prix des plastiques traditionnels », déclare le fondateur de la société. Autre avantage : l'injection est « parfaitement maîtrisée ». L'utilisation du Biomiscanthus ne nécessite pas de changement ou d'adaptation de la ligne de production. « Et les cadences de production sont quasiment similaires par rapport à un plastique classique », ajoute René Marchal. La jeune pousse compte parmi ses partenaires Novachim, portée par le Critt (Centre régional d'innovation et de transfert de technologie de la région PACA), Artemis, porté par le Carma (Centre d'animation régional en matériaux avancés), ainsi que Deveum, une société spécialisée pour les entreprises innovantes. En ce qui concerne la R&D, Biomiscanthus s'est associé à Plastipolis, pôle de compétitivité dans le domaine de la plasturgie, et à la technopole Alimentec. Quant à l'approvisionnement en miscanthus, rien de plus simple si l'on en croit le fondateur : « Il y en a partout ! Des champs ont été créés en Belgique et en Suisse, il y a une dizaine d'années, pour limiter l'érosion agraire et fournir un abri pour la faune l'hiver », explique-t-il. René Marchal traite avec deux fournisseurs, qui cultivent à eux deux une surface de 3 200 ha. La production suffirait à répondre à la demande mondiale actuelle en bioplastiques, selon René Marchal. Le miscanthus n'occupe pas les surfaces cultivables car les terrains pauvres lui suffisent. Elle se dispense d'engrais, de pesticides, de fongicides, ne consomme que l'eau pluviale... D'une hauteur comprise entre 4 et 6 mètres, ce n'est pas une plante invasive. A moins que l'on ne parle du marché des bioplastiques, peut-être.

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