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Vinyliques:Tensions en vue sur le marché du PVC

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Alors que la demande de produits vinyliques devrait croître de 10 millions de tonnes au cours des prochaines années, aucun projet d'envergure ne permettra d'apporter une solution.
Alors que la demande de produits vinyliques devrait croître de 10 millions de tonnes au cours des prochaines années, aucun projet d'envergure ne permettra d'apporter une solution. Si la croissance du marché du PVC est modeste en Europe, il n'en est pas de même dans le reste du monde. Ainsi, les 2 % de croissance annuelle en Occident s'opposent aux 10 à 12 % par an en Asie. À elle seule, la Chine va doubler sa consommation de PVC en six ans, pour atteindre 15 Mt en 2012. D'autres pays poussent la croissance: l'Inde, la Turquie, l'Europe de l'Est, la Russie (10 % par an selon Solvin). « Ainsi, entre 2007 et 2012, la demande mondiale augmentera de 10 Mt, passant de 35 à 45 Mt. Or, aucun projet ne permet d'y répondre », souligne Pierre Tucoulat, p-dg de Solvin, la coentreprise entre le Belge Solvay (75 %) et l'Allemand BASF (25 %). La raison en est simple: le manque de retour sur investissement. « Aujourd'hui, il faut tabler sur 4000 dollars d'investissement par tonne de PVC installée. Les capacités de production de 10 Mt qu'il faudrait lancer représentent donc un investissement d'environ 40 milliards de dollars (25,5 Mrds?). Or, en tenant compte du coût de vente actuel du PVC, du coût des matières premières et de l'amortissement de l'investissement à dix ans, on arrive à une rentabilité nulle, hors coûts de production. C'est pourquoi les investissements sont rares », explique Pierre Tucoulat. Face à cette situation, les marges de manœuvre sont faibles. Tout d'abord, un investissement de 80 M? en cours sur le site de Jemeppe-sur-Sambre de Solvin, en Belgique, permettra d'augmenter la capacité de production de 80000 tonnes à partir de 2009. Ensuite, RusVinyl, la coentreprise russe à 50 % avec Sibur (filiale de Gazprom), prévoit la construction d'un site de 350000 t/an à Kstovo, dans la région de Nijni-Novgorod. « Ce projet est possible car notre partenaire Gazprom s'engage sur un prix de l'éthylène relativement bas, et parce que les investisseurs acceptent une rentabilité modeste », souligne Pierre Tucoulat. Il devrait être opérationnel en 2009 ou 2010 et représente un investissement de 650 M?. Les autres projets importants au niveau international sont celui du Japonais Shin-Etsu, au Texas (852000 t/an) et en Louisiane (590000 t/an), et celui du Coréen Hanwha, en Chine (300000 t/an). Soit environ 2 Mt de capacités supplémentaires, loin des 10 millions nécessaires. Albane Canto, Plastiques & Caoutchoucs Magazine

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